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Les pleurs du nourrisson de 0 à 3 mois : effet du mode d’alimentation, et prise en charge du médecin généraliste

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Contexte : Les pleurs du nourrisson constituent un problème de santé publique majeur engendrant de nombreuses consultations, avec un risque de dépression du postpartum ou encore de syndrome du bébé secoué.

L’objectif de l’étude est d’évaluer l’effet du mode d’alimentation sur les pleurs et d’étudier leur prise en charge par les médecins traitant, afin d’améliorer les conseils et la formation des patientes et des médecins.

Méthode : Etude prospective par suivi de cohorte sur trois mois, incluant 101 patientes primipares de la maternité de Jeanne de Flandre à Lille, du 1er octobre 2015 au 25 mai 2016. Étude prospective, descriptive incluant 225 médecins généralistes de la France entière, du 1er octobre 2015 au 31 janvier 2016. Le recueil de données s’est fait par questionnaires.

Résultats : En maternité, les bébés, alimentés de manière artificielle, pleurent moins longtemps sur la journée que les bébés allaités au sein (p= 0.087). À 1 et 3 mois, il n’y a pas de différence significative de la durée des pleurs selon le mode d’alimentation. Les pleurs sont maximums le soir. À la sortie de maternité, 38% des patientes ne se sentent pas assez informées sur les pleurs de leur bébé. Les causes des pleurs sont, selon elles, tournées vers la sphère digestive. Les patientes cherchent des conseils sur les pleurs en premier lieu(58%) auprès de leur médecin traitant. Mais 73% des médecins ne se sentent pas assez formés à la prise en charge des pleurs du nourrisson. 86,67% des médecins rassurent et donnent des conseils, après avoir éliminé une pathologie organique. Les médecins évoquent à 44,14% le diagnostic de coliques du nourrisson pour rassurer les parents. 48% médecins recherchent systématiquement une dépression du postpartum. 34% des médecins préviennent systématiquement le syndrome du bébé secoué lors d’une consultation pour pleurs.

Conclusion : Il n’y a pas d’effet du mode d’alimentation sur les pleurs, hormis en maternité.Les pleurs sont probablement physiologiques. Il est nécessaire d’informer les patientes sur les pleurs de leur bébé. Les médecins généralistes, en particulier les jeunes, ont besoin d’être davantage formés sur cette question des pleurs du nourrisson et des risques associés.

Source : Les pleurs du nourrisson de 0 à 3 mois : effet du mode d’alimentation, et prise en charge du médecin généraliste

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