Unaformec Rhône-Alpes

Fédération d'associations de FMC en Rhône-Alpes


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Le dépistage comme outil de prévention de la désinsertion professionnelle dans le cadre des visites d’information et de prévention ?

Prévenir la désinsertion professionnelle est un enjeu majeur de Santé Publique. Les modalités du suivi individuel périodique de Santé au Travail (hors surveillance renforcée) viennent d’être modifiées par la Loi dite Travail (au 01/01/17). Sont instaurés : des visites d’information et de prévention (VIP) avec délégation aux infirmiers de Santé au Travail (IDEST), l’espacement de la périodicité à 5 ans maximum, et la suppression de l’aptitude qui était jusqu’alors perçue comme la finalité de ces rendez-vous de santé.

Objectifs. -Interroger le contenu de ces VIP est un préalable nécessaire à la mise en place de protocoles. Nous avons voulu savoir si les différents dépistages « traditionnellement » réalisés chez des sujets asymptomatiques lors des visites périodiques avaient encore une place et surtout un rationnel de type evidence-based medicine et si leurs réalisations pouvaient présenter un intérêt dans la prévention de la désinsertion professionnelle.

Méthodes. -Une recherche bibliographique a été effectuée sur Medline et dans les bases de données des principaux organismes publiant des recommandations de dépistage en population générale et soins primaires (HAS, USPSTF, GCSSP et collaboration Cochrane). Pour le domaine professionnel, les recherches de recommandations de dépistage ont été effectuées sur les sites internet des principaux organismes de Santé au Travail.

Résultats. -Les dépistages recommandés en population générale en l’absence de facteur de risque sont limités (mesure de la pression artérielle, calcul de l’IMC…). Certains le sont dans le cadre de programmes spécifiques (cancers du sein, du colon), d’autres chez des groupes de sujets identifiés comme à risque (diabète de type 2, anévrysme de l’aorte abdominale, …) et certains font l’objet d’une recommandation négative (sténose carotidienne, cancers de la thyroïde…). Les recommandations entre les différents pays peuvent être divergentes (cancer broncho-pulmonaire, mélanome ou VIH). En Santé Travail, le champ des recommandations de dépistage concernant les individus exposés à des risques particuliers se limite surtout au travail de nuit, à la rhinite allergique et à l’asthme professionnel ainsi qu’aux substances psychoactives.

Conclusion. -L’applicabilité des dépistages au cours des VIP est limitée par différents facteurs (tests spécialisés, faisabilité, coût…) et les recommandations recensées apportent peu d’éléments sur la périodicité à instaurer. Ceux qui sont recommandés et disponibles doivent être appliqués et concernent notamment les maladies cardiovasculaires. Une détection précoce peut participer au processus de prévention de la désinsertion professionnelle induite par ces pathologies. Il est important que d’autres recommandations en Santé Travail soient produites afin d’harmoniser les pratiques et d’optimiser l’efficience des VIP.

Source : Le dépistage comme outil de prévention de la désinsertion professionnelle dans le cadre des visites d’information et de prévention ?

Cf action DPC du samedi 2 décembre 2017: Lombalgie chronique & prévention de l’invalidité


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Connaissances et pratiques des médecins généralistes du Maine-et-Loire concernant la visite de pré-reprise et le temps partiel thérapeutique.

Introduction : les médecins généralistes jouent un rôle important dans le maintien en emploi car ils sont souvent les premiers consultés en cas de problématique de santé compromettant la poursuite de l’activité professionnelle. Lorsque des difficultés de reprise du travail sont prévisibles, ils peuvent s’appuyer notamment sur deux dispositifs créés pour favoriser le retour au travail et le maintien en emploi : la visite de pré-reprise (VPR) et le temps partiel thérapeutique (TPT). L’objectif était d’explorer les connaissances et les pratiques des médecins généralistes du Maine et Loire concernant ces deux dispositifs.
Matériel et Méthodes : cette enquête quantitative, descriptive et prospective a été menée à l’aide d’un questionnaire téléphonique auprès de 200 médecins généralistes du Maine et Loire, concernant la connaissance de la VPR et du TPT ainsi que leur utilisation lorsque la reprise du travail semblait difficile.
Résultats : cent vingt-deux médecins ont répondu (taux de réponse = 61 %). Plus de la moitié des médecins interrogés déclaraient prendre contact « souvent » ou « toujours » avec le médecin du travail, de manière formelle (par téléphone ou par courrier) dans ces situations. Quatre vingt-seize pour cent estimaient connaître la VPR « vaguement » ou « très bien » et 92 % la conseillaient « souvent » ou « toujours » lors d’un arrêt de travail prolongé. Tous les médecins interrogés estimaient connaître le TPT « vaguement » ou « très bien » et 90 % déclaraient le prescrire « souvent » ou « toujours ». Les médecins ayant un meilleur niveau de connaissance du TPT l’utilisaient plus souvent : « souvent » ou « toujours » pour 100 % des médecins estimant le connaître « très bien » versus 81 % de ceux estimant le connaître « vaguement » (p<0,001).
Conclusion : cette étude montre un bon niveau de connaissance et d’utilisation des deux dispositifs en cas de reprise du travail difficile. Il reste cependant de nombreux médecins connaissant mal et utilisant peu ces dispositifs. La diffusion d’informations ciblées pourrait être une piste d’amélioration de leur utilisation. Les freins à l’utilisation de ces outils pourraient être explorés par une étude qualitative auprès des médecins les utilisant peu.

Source : Catalogue SUDOC

Cf action DPC : Lombalgie chronique & prévention de l’invalidité


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Somnolence et aptitude à la conduite : de l’évaluation de la pertinence du test de maintien d’éveil au rôle du médecin généraliste

Objectifs : cette thèse a pour but d’étudier l’intérêt du test de maintien d’éveil (TME) dans l’évaluation du risque accidentel lié à la somnolence diurne excessive (SDE), tout en mettant cette évaluation en perspective dans la pratique de médecine générale. Une étude de la SFRMS (Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil) cherche à établir un lien entre les latences moyennes d’endormissement au TME et le risque accidentel. L’étude pilote de cette thèse a pour but d’élaborer et d’évaluer la compréhension d’un questionnaire pour l’étude de la SFRMS, d’élaborer une note d’information et de recueil du consentement, et d’analyser les premiers résultats.

Conclusion : le TME est un test pertinent pour évaluer le risque accidentel lié à la SDE. C’est un examen spécialisé que le médecin généraliste ne peut directement utiliser. Il reste à sa disposition des tests subjectifs pour évaluer la SDE et le risque accidentel. La connaissance du TME et des facteurs de risque accidentel liés à la somnolence lui permet de travailler en étroite collaboration, avec le médecin du sommeil, et avec le médecin agréé.

Source : Somnolence et aptitude à la conduite : de l’évaluation de la pertinence du test de maintien d’éveil au rôle du médecin généraliste

Cf DPC « Les apnées du sommeil: prise en charge actuelle » du 17/10/2017


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La réforme de l’inaptitude et ses enjeux – WK-CE

La mission confiée en 2014 à un groupe de travail par les deux ministres en charge des affaires sociales et du travail a eu notamment pour mérite d’identifier qu’au-delà des catégories socioprofessionnelles touchées et de l’âge des salariés concernés, 95 % des salariés déclarés inaptes étaient licenciés.
Face à un tel constat, les rapporteurs ont présenté un certain nombre de solutions dont la loi du 8 août 2016 s’inspire très largement et qui profite de l’occasion pour offrir une définition de l’inaptitude comme celle résultant du constat par le médecin du travail « qu’aucune mesure d’aménagement, d’adaptation ou de transformation du poste de travail n’est possible et que l’état de santé du salarié justifie un changement de poste ».

Source : La réforme de l’inaptitude et ses enjeux – WK-CE