Unaformec Rhône-Alpes

Fédération d'associations de FMC en Rhône-Alpes


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Communication par courriel entre médecins généralistes et patients : enquête exploratoire qualitative | Thèse 2017

Introduction : l’utilisation du courriel dans la communication entre médecin généraliste (MG) et patient est largement décrite dans la littérature anglo-saxonne. Son utilisation en France reste restreinte malgré des avantages intéressants. Nous avons voulu par cette étude préciser les freins à son développement du point de vue des MG et des patients, et relier ces résultats à l’utilisation qui en est faite par les patients.

Méthode : enquête qualitative auprès de 9 médecins généralistes ayant une expérience limitée du courriel, 9 patients utilisant communément le courriel avec leur MG, et 9 ne l’utilisant pas ; par entretiens semi-dirigés suivis d’une analyse par découpage thématique.

Résultats : les craintes d’une surcharge de travail, non rémunérée, un cadre légal mal défini et la difficulté de sécuriser les échanges freinent principalement les MG. Elles sont partagées par les patients, qui font attention à leurs demandes, en quantité et en qualité. Les usages faits par les patients sont essentiellement des suivis de maladie chronique (adaptation de traitement, prescription de bilans), les médecins le réservant plus à de l’administratif. Les avantages communs perçus sont la diminution du nombre de consultation. Les patients ont souligné la praticité de l’outil, et le fait de se sentir plus proche de leur médecin.

Conclusion : le courriel est un outil avantageux dans la relation entre un MG et son patient. Il pourrait dégager du temps aux MG, à condition que le cadre législatif soit précisé, qu’une messagerie sécurisée soit mise en place, et qu’une rémunération soit proposée.

Source : Catalogue SUDOC


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Analyse de la participation au Développement Professionnel Continu des médecins remplaçants aquitains

Introduction : le développement professionnel continu (DPC) des médecins français, entré en vigueur en 2013, a évolué en 2016 après des débuts mouvementés. Les médecins remplaçants sont une population méconnue, en constante augmentation depuis 2009. Leur participation à la formation continue a été très peu étudiée.

Objectif : le but de cette enquête était d’analyser la participation au DPC et, plus généralement, à la formation continue des médecins remplaçants aquitains.

Méthode : une enquête transversale descriptive par questionnaires informatiques et postaux, en deux temps, a été diffusée aux médecins remplaçants aquitains, toutes spécialités confondues. Le 1er questionnaire comprenait des questions sur les caractéristiques démographiques, l’activité médicale et la formation continue. Il a été diffusé du 8 juillet au 5 octobre 2016 via une mailing list autogérée par de nombreux remplaçants aquitains (728 membres), et par l’intermédiaire des Conseils départementaux de l’Ordre des médecins aquitains (1405 remplaçants), jusqu’au 6 décembre 2016. Le 2e questionnaire, concernant exclusivement la formation continue, a été diffusé entre le 29 juin et le 17 juillet 2017 via la même mailing list (920 membres fin juin 2017).

Résultats : 180 réponses au 1er questionnaire et 84 réponses au second constituent les 2 échantillons de l’enquête. 90,6 % des répondants déclaraient une activité de formation continue. La participation au DPC allait de 10,7 à 21,4 % pour le DPC, de 27,4 à 62,8 % pour la formation médicale continue (FMC) traditionnelle. Les activités formatives les plus utilisées étaient la lecture (presse, recommandations) et l’enseignement formel. La participation à l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) variait entre 14,7 et 27 %. L’âge, l’expérience, la soutenance de la thèse, la parentalité, l’abonnement à une revue médicale, l’exercice ambulatoire et libéral, ainsi que le fait d’être déjà engagé dans la formation continue favorisaient la participation à cette-dernière. Le manque de temps et d’information, ainsi que des questions d’accessibilité et de coût étaient les principaux freins.

Conclusion : les médecins remplaçants aquitains participaient pour la plupart à la formation continue. Les plus jeunes, mal informés, plus instables, et non thésés pour la moitié d’entre eux participaient moins que leurs aînés.

Source : Analyse de la participation au Développement Professionnel Continu des médecins remplaçants aquitains


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Big Data: quand le risque de mortalité se mesure au thermomètre | Univadis

Il existe des variations significatives de la température corporelle selon les individus, indépendamment des erreurs de mesure et des facteurs environnementaux…

Très peu de données longitudinales existent quant à l’impact de cette variabilité interindividuelle en termes de santé. Il semble que les « big data » soient capables de faire émerger de nouvelles connaissances dans ce domaine…

Source : Quand le risque de mortalité se mesure au thermomètre | Univadis


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Partage d’une recherche faite sur Internet par le médecin généraliste pendant la consultation : le vécu des patients.

La consultation médicale s’oriente progressivement d’une rencontre asymétrique vers une rencontre entre deux individus informés. Plusieurs études analysent l’impact d’Internet sur la relation médecin-patient mais peu sont centrées sur l’utilisation d’Internet pendant la consultation. Quelle est l’influence de cette utilisation sur la relation médecin-patient ?

…A travers cette utilisation d’Internet, l’autorité du médecin est dans la plupart des cas inchangée ; mais il est évalué sur son savoir et ses valeurs éthiques. Enfin, ses rôles ont été hiérarchisés : il doit rester un soignant avant tout. L’évolution d’un patient passif vers un patient actif qui s’informe seul sur Internet va de pair avec l’obligation du médecin de l’informer sur sa situation et ses choix possibles.

La relation médicale s’oriente désormais vers un partenariat où les décisions sont prises ensemble, par le patient et son médecin. Le partage pendant la consultation d’informations issues d’Internet ne semble plus chronophage surtout face à la nécessité de ce nouveau mode de dialogue. Si l’utilisation d’Internet pendant la consultation est bien cadrée, le médecin devient alors, en plus d’un soignant, un « guide » et permet ainsi une meilleure autonomie du patient.

Source : Catalogue SUDOC