Unaformec Rhône-Alpes

Fédération d'associations de FMC en Rhône-Alpes


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Examen clinique de l’épaule douloureuse chronique non traumatique : intérêt de la médecine manuelle ostéopathique-orthopédique | Gauthier Huchin

Introduction : Les douleurs d’épaules représentent le 3ème motif de consultation de l’appareil locomoteur, chez les généralistes français. L’examen clinique du complexe articulaire de l’épaule est essentiel pour guider leur prise en charge. La médecine manuelle ostéopathique-orthopédique (MMOO) intègre les causes de douleurs irradiées à l’épaule par la recherche de dérangement douloureux intervertébral mineur (DDIM) cervicothoracique et de point trigger musculaire (MTrP).

L’objectif est d’étudier à partir d’un examen clinique complet, l’ensemble des causes mécaniques de douleurs d’épaule chroniques.

Méthodes : Il s’agissait d’une étude descriptive, observationnelle, quantitative, monocentrique, réalisée entre Aout 2014 et Mars 2016 à la consultation de rhumatologie, MMO du Dr TEISSEIRE à Angers. Les patients présentant des douleurs d’épaule chroniques non traumatiques unilatérales depuis plus de 3 mois étaient examinés selon un protocole de recueil clinique standardisé.

Résultats : 112 patients ont été inclus. Leur moyenne d’âge était de 63 ans. 38% (n=43) étaient atteints de DDIMs principalement au niveau cervical moyen et inférieur. 66% (n=77) avaient des MTrPs sur cinq muscles principaux : le trapèze supérieur (n=21), l’élévateur de la scapula (n=21), les pectoraux (n=20), les rhomboïdes (n=15) et les scalènes (n=15). 7% des patients associaient un DDIM cervical moyen à un MTrP de l’élévateur de la scapula. 39% de l’effectif avait des signes en faveur d’une tendinopathie de la coiffe et/ou d’un conflit sous acromial.

Conclusion : la prévalence des DDIMs et des MTrP est importante dans notre étude. Le DDIM cervical moyen associé au MTrP de l’élévateur de la scapula est intéressant à rechercher lors de l’examen clinique.

Source : Catalogue SUDOC


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Acceptation ou non de l’état de catastrophisme chez 31 patients lombalgiques chroniques | Jérôme Sanchez

Introduction : avec le nombre croissant d’étude sur la lombalgie chronique, il devient évident qu’un profil de patients catastrophistes, défini par la rumination, l’amplification des douleurs et un sentiment d’impuissance influe sur les symptômes de la maladie.

Objectif : évaluer la proportion des patients se considérant comme catastrophistes avant et après remplissage des questionnaires, et celle qui est prête à lutter contre celui-ci. Les objectifs secondaires étaient de s’assurer de l’étalement des scores de catastrophisme et de contrôler l’indépendance du catastrophisme des autres problématiques des patients (via les scores HAD, FABQ et Rolland & Morris).

Méthode : l’étude observationnelle monocentrique constituait en un remplissage par 31 patients lombalgiques chroniques d’un questionnaire général, du test de Sullivan qui définissait l’état de catastrophisme lorsque le score dépassait 30/52, des scores HAD, FABQ et Rolland& Morris. Les questions correspondant aux objectifs principaux étaient ensuite posées.

Résultats : sur 31 patients, 15 étaient catastrophistes, dont 10 qui se décrivaient spontanément comme tels. Après révélation du score de Sullivan, seul un patient refusait d’admettre son état. 23 patients reconnaissaient que le catastrophisme aggravait les lombalgies et 23 patients se disaient prêt à lutter contre. Seulement 17 patients reconnaissaient le catastrophisme comme facteur aggravant de leur pathologie et étaient simultanément ouverts à lutter contre. Les scores de catastrophisme étaient bien étalés et indépendants de l’anxiété et dépression, de la kinésiophobie et de l’impact fonctionnel de la lombalgie.

Source : Catalogue SUDOC

Cf action DPC du samedi 2 décembre 2017: Lombalgie chronique & prévention de l’invalidité


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Lombalgie et douleur radiculaire : éléments-clés d’un itinéraire de soins | KCE

Mal au dos, que faire ?

Face à la grande variété de solutions proposées à ceux et celles qui souffrent de ce « mal du siècle », le KCE avait déjà publié en mai dernier un Guide de pratique clinique basé sur les plus récentes connaissances scientifiques.

En guise de prolongation, voici un itinéraire de soins qui définit, pour un patient donné et en fonction du type et de la durée de sa douleur, les examens à effectuer et les traitements à proposer pour progresser de la façon la plus cohérente possible. C’est la première fois qu’un itinéraire de soins est réalisé en commun avec des représentants de toutes les professions de soins concernées et avec les patients. Il englobe à la fois les douleurs lombaires (mal de dos simple) et radiculaires (de type sciatique). Pour en faciliter l’usage, le KCE en a également développé une version interactive en ligne (www.lombalgie.kce.be). Lire plus…

Source : Lombalgie et douleur radiculaire : éléments-clés d’un itinéraire de soins – KCE


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Développement et validation d’un questionnaire identifiant différentes stratégies comportementales chez les patients lombalgiques chroniques

Introduction: Identifier différentes stratégies comportementales, adaptées ou inadaptées face à la douleur, permettrait d’optimiser la prise en charge des patients lombalgiques.

Objectif: Elaboration et validation d’un questionnaire identifiant différentes stratégies comportementales chez des patients souffrant de lombalgie chronique non-spécifique.

Méthodes(1): Constitution d’un questionnaire préliminaire à partir d’une étude qualitative réalisée chez 25 patients lombalgiques (2) Réduction d’items et validation du questionnaire par une étude prospective multicentrique internationale chez des patients lombalgiques chroniques. Une analyse des correspondances multiples a individualisé différents profils comportementaux. Leurs caractéristiques, validité interne et externe ont été évaluées. Suivi longitudinal à 12 mois des thérapeutiques effectuées chez 58 patients. (3) Évaluation de la reproductibilité chez 30 patients.Résultats(1) Questionnaire préliminaire comprenant 86 items répartis en 8 domaines de gestion de la douleur. (2) 3 groupes comportementaux ont été identifiés : comportement adapté, détresse émotionnelle, kinésiophobie. Le questionnaire a été réduit à 7 questions (21 items). Le coefficient de Cronbach était modéré (0.47-0.66). La validité externe évaluée par rapport à l’anxiété, la dépression, et les stratégies de coping était bonne. Les patients kinésiophobes avaient plus eu recours au réentraînement à l’effort que ceux avec un comportement adapté, comme attendu (50 % vs 25 %, p < 0,05). (3) La reproductibilité était bonne (kappa = 0.70).

Conclusion: Ce nouveau questionnaire simple permet d’identifier 3 groupes comportementaux chez les patients lombalgiques chroniques, afin de guider une prise en charge personnalisée.

Source : Développement et validation d’un questionnaire identifiant différentes stratégies comportementales chez les patients lombalgiques chroniques


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Lombalgie : le mouvement comme remède | Univadis

En France, la lombalgie est le deuxième motif de consultation chez le médecin généraliste.

Elle entraîne dans un cas sur cinq un arrêt de travail ; 7 % des lombalgies deviennent chroniques et entraînent des douleurs invalidantes au quotidien. Les coûts directs (traitements, visites médicales, hospitalisations) et indirects (indemnités journalières, pensions d’invalidité, perte de productivité, etc.) dus au mal de dos ne cessent de progresser dans les pays industrialisés.

Pour la branche maladie de la Sécu, ces dépenses sont estimées à 661 millions d’euros, dont 353 millions pour les arrêts de travail. Pour la branche accidents du travail/maladies professionnelles de l’Assurance maladie, les lombalgies représentent un milliard d’euros par an, dont 580 millions d’euros pour les arrêts de travail, soit l’équivalent du coût de l’ensemble des autres troubles musculosquelettiques.

Source : Lombalgie : le mouvement comme remède | Univadis


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Lombalgie et chronicité

Lombalgie: comment éviter le passage à la chronicité?

Quatre personnes sur cinq souffrent de lombalgie au cours de leur vie. Compte tenu de cette prévalence élevée, l’Assurance Maladie a constitué un groupe de travail multidisciplinaire qui a pour but d’optimiser les parcours de soins et d’accompagner les pratiques des professionnels de santé concernés (médecins généralistes, rhumatologues, rééducateurs, chirurgiens, kinésithérapeutes). L’Assurance Maladie a publié une synthèse des travaux de ce groupe dont voici les principaux éléments.

Source: Dr Agnès Chabot, rhumatologue, Paris. QdM

Cf formation DPC du samedi 02/12/2017


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Examen du rachis douloureux en médecine générale – Thèses d’exercice de Santé

Le médecin généraliste, comme d’autres spécialistes, est amené à examiner le rachis vertébral, la prévalence de la lombalgie par exemple témoigne qu’il ne peut en être autrement, il doit y être préparé. Nous avons effectué une revue de la littérature sur les tests physiques du rachis et les recommandations cliniques en évitant volontairement de traiter la section traumatique. Ce travail est réalisé afin de permettre au praticien une prise en charge médicale des pathologies du rachis. Au cours de la consultation l’interrogatoire permet un large recueil d’éléments étiologiques. Quant à l’examen physique il nécessite de l’expérience pour écarter les diagnostics différentiels et une bonne connaissance des particularités d’examens de chaque région (positions d’examen, techniques palpatoires) et de l’anatomie. Les repères osseux sont ici d’une importance première pour atteindre certains éléments (musculotendineux, ligamentaires…) non superficiels. Nous avons vu que la prise en charge d’une région rachidienne doit s’intégrer aux régions rachidiennes voisines et aux champs médicaux de contiguïtés (pulmonaire, digestif par exemple). Enfin notre recherche nous montre qu’il n’y a pas actuellement de manœuvres cliniques satisfaisantes à elle seule pour un diagnostic lésionnel. Néanmoins certaines méritent d’être connues et testées.

Source : Examen du rachis douloureux en médecine générale – Thèses d’exercice de Santé

Cf DPC « Lombalgie chronique et prévention de l’invalidité » du samedi 02/12/2017