Unaformec Rhône-Alpes

Fédération d'associations de FMC en Rhône-Alpes


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Analyse de l’impact d’une fiche d’aide à la régulation de l’hyperthermie chez l’enfant de moins de 10 ans sur la pratique des médecins régulateurs au Centre Hospitalier de Pau

Introduction : la régulation médicale fait l’objet de recommandations de bonnes pratiques et la qualité de l’interrogatoire est indispensable pour apporter une réponse adaptée à l’appelant. L’objectif est d’évaluer les pratiques professionnelles des médecins régulateurs à partir du contenu de l’entretien téléphonique avant et après la diffusion d’une fiche d’aide à la régulation des enfants fébriles de moins de 10 ans.

Matériel et méthode : il s’agissait d’un audit clinique ciblé réalisé avant et après la mise en place d’une grille d’aide. Une étude prospective, monocentrique et interventionnelle réalisée au centre de réception et de régulation des appels du SAMU Centre 15 de Pau, par réécoute de bande de régulation.

Résultats : on retrouve une amélioration significative du score de pertinence de l’interrogatoire (35,6 versus 64,5 ; p=1,8*) sans augmentation significative de la durée de régulation. Les items tels que la coloration cutanée ou la recherche de déshydratation reste très peu recherchés. Il n’a pas été retrouvé de facteurs influençant l’évolution de ce score autres que la fiche d’aide.

Discussion : cette grille améliore les pratiques professionnelles et doit être exploitée pour en faire un outil décisionnel.

Source : Analyse de l’impact d’une fiche d’aide à la régulation de l’hyperthermie chez l’enfant de moins de 10 ans sur la pratique des médecins régulateurs au Centre Hospitalier de Pau


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Élaboration d’un outil de dépistage des patients à risque de présenter des symptômes équivalents à ceux du Syndrome post commotionnel (SPC) et ceux de l’État de stress post traumatique (ESPT) au décours d’un traumatisme léger

Introduction : les traumatismes de la vie courante sont un motif fréquent de recours aux services d’urgences avec près de 5 millions de passages en France. Des études récentes ont montré que les patients victimes de traumatismes vont présenter pour 10 à 20 % d’entre eux un ensemble de symptômes (équivalents à ceux du syndrome post commotionnel et de l’état de stress post traumatique) pouvant persister plusieurs semaines ou mois après l’évènement traumatique. Ils peuvent induire une altération de la qualité de vie sociale, professionnelle ou familiale de ces patients. Il s’agit d’une problématique de santé publique importante. La conception de cette entité pathologique et l’existence d’une thérapeutique abondent dans la recherche d’un outil de dépistage.

Matériel et méthode : l’objectif de ce travail est l’élaboration d’un Score permettant de dépister au mieux les patients les plus à risques de présenter ces symptômes au décours d’un traumatisme lors de leur passage aux urgences. Ce score a été développé grâce aux résultats de la cohorte prospective Périclès. La population choisie pour l’élaboration du score est composée de patients TCL et témoins ayant répondu de façon complète aux questionnaires M0 et M3 et notamment aux données concernant le SPC et l’ESPT. Randomisation des patients avec une partie pour la construction du score (2/3 des patients) et l’autre pour le tester (1/3 des patients). Analyses univariées et multivariées pour l’étude des facteurs prédictifs du SPC et l’ESPT, puis sélection des variables pas à pas descendante. Pour la construction du score, le poids de chacune des variables a été défini à partir des valeurs des coefficients Bêta (β) issues de ces analyses. La capacité diagnostique de chacun des scores a été modélisée à l’aide d’une courbe ROC. Pour chaque seuil de score les caractéristiques intrinsèques et extrinsèques ont été calculées.

Résultats : le Score sélectionné était le suivant : Sexe féminin :+1;Impression, sensation de gêne dans la vie de tous les jours concernant sa santé :+2; Prise de traitements calmants (anxiolytiques, anti dépresseurs) :+2; Total de points maximum : 5.

Discussion : les caractéristiques et capacités diagnostiques de cet outil de dépistage sont similaires pour ce qui est de dépister les patients à risques de présenter des symptômes équivalents à ceux du SPC et ceux de l’ESPT. Elles semblent pour l’instant limiter son utilisation en pratique clinique aux urgences, elles pourraient être améliorées en testant le score sur des échantillons de taille plus élevée. L’intérêt d’un outil de dépistage précoce est lié à la perspective de thérapeutiques et de prises en charge spécialisées directement aux urgences pouvant avoir un impact sur l’incidence de ces symptômes.

Ce score pourrait être utilisé dans des études visant à évaluer l’efficacité de ces thérapeutiques précoces, leur impact sur l’incidence de ces symptômes, leur intérêt pour la santé des patients et le coût pour la santé publique.

Source : Élaboration d’un outil de dépistage des patients à risque de présenter des symptômes équivalents à ceux du Syndrome post commotionnel (SPC) et ceux de l’État de stress post traumatique (ESPT) au décours d’un traumatisme léger


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L’évaluation et la prise en charge de la douleur chez l’enfant aux Urgences de Tourcoing

Contexte : La prise en charge de la douleur chez l’enfant a été modifiée par les restrictions d’usage de la codéine en 2012. C’était l’occasion de rédiger un nouveau protocole pour le service des Urgences de Tourcoing. Il serait adapté aux dernières recommandations HAS 2016 et introduirait des échelles d’évaluation de la douleur adaptées à l’enfant.

L’objectif principal de ce travail était de faire l’état des lieux des pratiques actuelles, afin de mieux cibler les besoins en formation de l’équipe soignante.

Méthodes : Cette étude monocentrique rétrospective observationnelle analytique incluait tous les patients de moins de 15 ans et 3 mois consultant au SAU de Tourcoing pour un motif traumatologique. L’inclusion avait lieu du 1er au 7 juin 2016. Nous analysions les pratiques de l’équipe soignante grâce aux données issues du logiciel HOPITAL MANAGER. Le critère de jugement principal était l’évaluation de la douleur par une échelle adaptée à l’âge du patient lors de la prise des constantes d’entrée.

Résultats : 114 patients étaient inclus. Nous constations que 41% des enfants étaient évalués pour la douleur (IC95 [32.1 ; 50.8]). 19% des patients bénéficiaient d’un traitement antalgique (IC 95[12.5 ; 27.8]), qu’il y ait eu ou non d’une évaluation initiale. La réévaluation de la douleur concernait 4% des dossiers, (IC95 [1.4 ; 9.9]). Les enfants âgés de moins de 6 ans étaient moins bien évalués, (p-value <0.05). Il n’existait pas de différence statistiquement significative entre l’évaluation de la douleur par les puéricultrices et les autres soignants. Les pratiques d’évaluation de la douleur étaient statistiquement différentes entre le poste de nuit et les postes de journée (p-value <0.05).

Conclusion : L’évaluation et la prise en charge de la douleur aux Urgences de Tourcoing peuvent être améliorées. Nous connaissons désormais les axes prioritaires de formation, notamment concernant les patients les plus jeunes. C’est l’objectif d’un nouveau protocole et d’une formation qui seront présentés à l’équipe soignante en 2017.

Source : L’évaluation et la prise en charge de la douleur chez l’enfant aux Urgences de Tourcoing


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Comprendre le parcours de soins des parents consultant aux urgences pédiatriques pour des motifs relevant de la médecine ambulatoire : enquête qualitative auprès de parents du CHU de Nantes et du CHD de La Roche-Sur-Yon

Introduction : une inflation des recours aux urgences pédiatriques est observée dans le monde entier depuis plusieurs années, en particulier pour des motifs relevant de la médecine ambulatoire. Cette étude qualitative a pour objectif d’explorer les circonstances, les motivations, le…

Source : Nantilus : Exemplaires: Comprendre le parcours de soins des parents…


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Fentanyl intranasal et protoxyde d’azote pour la réduction des fractures de l’enfant aux Urgences | JIM.fr

Aux Urgences, la réduction des fractures de l’enfant fait appel à des techniques de sédation et d’analgésie.

Dans le traitement des douleurs aiguës de l’enfant, le fentanyl par voie intranasale a fait preuve d’une efficacité comparable à celle de la morphine administrée par voie IV.

Des mélanges gazeux protoxyde d’azote (N2O) – oxygène sont couramment utilisés depuis plusieurs années, notamment chez l’enfant pour des actes modérément douloureux.

Source : JIM.fr – Fentanyl intranasal et protoxyde d’azote pour la réduction des fractures de l’enfant aux Urgences